
Assurance artisan du bâtiment
31 corps d'état, du maçon au vitrier. Une décennale qui colle réellement à votre métier et à ses risques propres, pas une couverture générique.
Chaque corps d'état a sa propre sinistralité. Un défaut d'étanchéité en toiture n'engage pas les mêmes montants qu'un défaut d'isolement électrique, et un carreleur ne présente pas le même risque qu'un charpentier. Pourtant, beaucoup d'artisans souscrivent une décennale calée sur un contrat type, dont les activités listées ne correspondent qu'approximativement à ce qu'ils font vraiment. Le décalage ne se voit pas à la signature. Il se voit le jour du sinistre, quand l'assureur compare le chantier litigieux aux activités déclarées. Travailler seul ou à deux ne réduit pas l'exposition : c'est vous, personnellement, qui portez la garantie pendant dix ans après chaque réception. Notre travail commence par une question simple : que faites-vous, exactement, sur un chantier ?
Une décennale qui suit précisément votre activité déclarée
L'assureur décennale couvre les activités déclarées à la souscription. Un maçon qui réalise ponctuellement des travaux de charpente sans l'avoir déclaré prend le risque d'un refus de garantie sur ce lot précis. À l'inverse, une déclaration d'activité trop large peut faire grimper la cotisation inutilement. Notre rôle est d'ajuster la déclaration à votre activité réelle, y compris quand elle évolue (nouvelle spécialité, nouveau matériel, sous-traitance ponctuelle).
Des qualifications qui pèsent sur le tarif et sur l'accès aux chantiers
Qualibat, RGE, Qualifelec : ces qualifications professionnelles conditionnent l'accès à certains marchés (rénovation énergétique, marchés publics) et sont souvent examinées par l'assureur au moment de fixer le tarif de la décennale. Un artisan qualifié RGE, par exemple, doit vérifier que son contrat couvre bien les travaux d'efficacité énergétique, un point de vigilance fréquent sur l'isolation et les pompes à chaleur.
L'attestation qu'on vous demandera avant de monter sur le chantier
En pratique, personne ne vous confie un lot sans attestation d'assurance à jour : entreprise générale, syndic, particulier qui fait construire, tous la réclament avant signature. Trois points y sont regardés. La liste des activités : elle doit mentionner le travail exact qu'on vous confie, pas une famille approchante. La période de validité : elle doit couvrir la date d'ouverture du chantier, pas la date du devis. Et le nom exact de l'entreprise, qui doit correspondre à celui du devis. Une attestation qui ne colle pas sur l'un de ces trois points fait perdre le chantier.
Le jour où un client vous appelle pour un désordre
Le premier réflexe est presque toujours le mauvais : retourner sur place et reprendre le travail gratuitement pour calmer le client. Vous engagez alors des frais que personne ne vous remboursera, et vous pouvez compliquer l'expertise. Le bon réflexe : déclarer à votre assureur, par écrit, dès que le désordre vous est signalé, même si vous contestez être en cause. Ne reconnaissez pas votre responsabilité, décrivez les faits. Gardez vos preuves : devis, photos de chantier, procès-verbal de réception, échanges avec le client. Sur un litige à plusieurs intervenants, c'est le dossier le mieux documenté qui s'en sort le mieux.
Exemple de sinistre
Fissure structurelle après des travaux de gros œuvre
Un maçon indépendant réalise l'extension d'un pavillon. Deux ans après la réception, une fissure traversante apparaît sur le mur porteur de l'extension, liée à une fondation insuffisamment dimensionnée. Le propriétaire déclenche la garantie décennale. Coût de reprise des fondations et de la maçonnerie : environ 28 000 €, intégralement pris en charge par l'assureur décennale de l'artisan.
Questions fréquentes
Un artisan auto-entrepreneur doit-il souscrire une décennale ?
Oui, l'obligation de décennale s'applique à tout constructeur, quel que soit son statut juridique, dès lors qu'il réalise des travaux de construction soumis à cette garantie légale.
La décennale couvre-t-elle les travaux de rénovation ?
Oui, dès lors que les travaux touchent à la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (par exemple une reprise de toiture, une ouverture de mur porteur). De simples travaux de finition n'entrent en général pas dans le champ décennal.
Que se passe-t-il si je change d'activité en cours de contrat ?
Toute évolution d'activité doit être déclarée à l'assureur. Une activité non déclarée au moment d'un sinistre peut entraîner un refus de garantie sur ce chantier précis.
Puis-je être assuré si j'interviens sur plusieurs corps d'état ?
Oui, il est possible de déclarer plusieurs activités sur un même contrat. Le tarif est alors ajusté à l'ensemble des risques couverts.
Si je change d'assureur, mes anciens chantiers restent-ils couverts ?
Oui. En décennale, c'est le contrat en vigueur à l'ouverture du chantier qui suit l'ouvrage pendant dix ans. Un chantier démarré alors que vous étiez assuré chez un premier assureur reste couvert par lui, même si vous êtes passé ailleurs depuis, et même si l'entreprise a cessé son activité. Deux précautions : conservez toutes vos attestations, année par année, car c'est à vous de prouver quel contrat était en cours à la date d'ouverture ; et ne laissez jamais de trou entre deux contrats, un chantier ouvert pendant une période non assurée n'est couvert par personne.
Assurer votre activité artisan du bâtiment
Réponse rapide d'un conseiller spécialiste BTP, industrie et logistique.