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Evolitis Assurances

Assurance industrie

Assurance anticorrosion : garanties, obligations et devis

Opératrice appliquant une peinture anticorrosion au pistolet sur une grande canalisation en acier, atelier industriel

Protection des structures métalliques contre la corrosion : les entreprises d'anticorrosion interviennent aussi bien en atelier que sur site client, avec un risque incendie lié aux produits inflammables qui s'ajoute au risque environnemental classique.

Risques

Les risques du métier d'entreprise d'anticorrosion

Défaut de protection anticorrosion

Un défaut d'application peut compromettre la durabilité de la structure protégée, avec des conséquences importantes pour le client.

Risque incendie lié aux solvants

Les peintures et produits anticorrosion contiennent souvent des solvants inflammables.

Pollution lors des opérations de préparation de surface

Le décapage préalable à l'application peut générer des rejets de particules ou de produits chimiques.

Intervention sur structure en hauteur

Les traitements de charpentes ou de réservoirs s'effectuent parfois en hauteur, ajoutant un risque de chute.

Garanties

Quelles assurances pour une entreprise d'anticorrosion ?

Obligations

Vos obligations légales

Le stockage des produits inflammables selon les normes en vigueur et le respect des procédures de sécurité incendie sont des points de vigilance essentiels pour ce métier.

Exemple de sinistre

Défaut de protection anticorrosion sur une structure portuaire

Une entreprise applique un système anticorrosion sur une structure métallique exposée aux embruns, avec une préparation de surface insuffisante. La corrosion réapparaît prématurément après dix-huit mois. Coût de reprise complète : environ 68 000 €, pris en charge par la RC pro de l'entreprise.

Tarif

Combien coûte l'assurance d'une entreprise d'anticorrosion ?

Fourchette indicative

Entre 3 % et 8 % du chiffre d'affaires annuel

Montants hors taxes. La taxe sur les conventions d'assurance s'y ajoute.

  • Environnement d'exposition des structures traitées (marin, industriel)
  • Part d'intervention en hauteur
  • Nature des produits utilisés (solvantés ou aqueux)
  • Sinistralité antérieure

Votre dossier

Conditions d'acceptation et éléments pour votre devis

Vos années d'application et vos supports
Précisez depuis quand vous appliquez et sur quoi : charpente métallique, bardage, ouvrages d'art, cuves et tuyauteries. Un applicateur qui a toujours traité du neuf ne se juge pas comme celui qui reprend des ouvrages déjà attaqués.
Part atelier, part sur site
Chiffrez ce que vous traitez dans vos propres locaux et ce que vous appliquez chez le client, en arrêt d'usine ou sur ouvrage en service. Intervenir chez autrui met en jeu son outil de production, ce qui ne se couvre pas comme votre cabine.
Certifications de vos applicateurs
Joignez les certificats ACQPA de vos opérateurs et, s'il existe, celui d'inspecteur détenu par votre encadrement. Sur les ouvrages métalliques exigeants, aucun donneur d'ordre n'attribue un lot sans ces pièces au dossier.
Votre mode de préparation de surface
Décrivez votre façon de décaper — sablage, grenaillage, hydrodécapage — et la manière dont vous confinez le poste de travail. C'est l'étape qui génère le plus de poussières et de déchets, davantage encore lorsque l'ancien feuil contient du plomb.
Travail en espace confiné
Dites si vos équipes entrent dans des cuves, silos ou capacités fermées et joignez les attestations de formation correspondantes. Appliquer un revêtement dans un volume clos ajoute un risque d'atmosphère qui n'existe pas sur une charpente en extérieur.
Reprises et décollements déjà constatés
Listez les chantiers où vous êtes retourné poncer et réappliquer à vos frais, et ceux où le client a contesté la tenue du feuil. Ces reprises internes n'apparaissent sur aucun relevé d'assureur et renseignent pourtant mieux que lui sur votre process.

Questions

Questions fréquentes

La durée de garantie d'un système anticorrosion est-elle couverte par l'assurance ?

La RC pro couvre les conséquences d'un défaut d'application imputable à l'entreprise pendant la durée de prescription applicable, généralement alignée sur les garanties contractuelles données au client.

Les produits anticorrosion aqueux réduisent-ils le risque incendie ?

Oui, ces produits limitent fortement l'exposition au risque incendie par rapport aux systèmes solvantés classiques, un facteur pouvant influencer favorablement le tarif.

Une intervention en milieu marin change-t-elle le niveau de risque ?

Oui, l'exposition aux embruns et à l'humidité saline est plus sévère et exige une préparation de surface et des systèmes de protection renforcés.

Sur un système duplex, galvanisation puis peinture, qui est responsable si la corrosion apparaît prématurément ?

La question se pose souvent sur les structures traitées en système duplex : une galvanisation réalisée par un sous-traitant, puis une peinture appliquée par vous. Si la corrosion apparaît avant le terme attendu, la première question posée par les experts est celle du point de défaillance : décollement à l'interface entre les deux couches, ou galvanisation elle-même insuffisante sous une peinture pourtant bien appliquée. D'où l'intérêt de contrôler et de documenter l'état de la surface galvanisée avant d'appliquer votre système, test d'adhérence et profil de rugosité compris. Sans cette trace, la répartition des responsabilités entre les deux entreprises se discute sans aucun élément objectif.